Ecrit le 04/11/2014

À l'origine, l'euthanasie désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée.

Dans une acception plus contemporaine, l'euthanasie est décrite comme une pratique visant à provoquer —  par un médecin ou sous son contrôle — le décès d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables.

En France, cette pratique n'est pas autorisée. Et chez nos voisins, cela se passe comment?

euthanasie en europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allemagne : l'euthanasie passive est tolérée si le patient en a fait la demande.

Autriche : l'euthanasie passive est tolérée si le patient en a fait la demande.

Belgique : le droit à la "demande d'euthanasie"
La loi Belge fait un droit de la "demande d'euthanasie" et non pas de "l'euthanasie". Seul le patient peut décider de mourir.
Libre au médecin de ne pas accepter à sa demande et s'il l'accepte, c'est dans certaines condition comme évoquer avec le patient toutes les autres options thérapeutiques.

Danemark : le pays prévoit depuis 1992 que chaque citoyen peut déclarer par écrit son refus de tout acharnement thérapeutique, des déclarations qui sont sauvegardées dans un registre central.

Espagne : les malades ont le droit de refuser d'être soignés.

Grande-Bretagne : l'interruption des soins dans certains cas est autorisée depuis 2002. Depuis février 2010, la justice rend moins probables les poursuites contre une personne aidant un proche à se suicider par compassion, à condition que ce dernier en ait clairement exprimé l'intention.

Hongrie : les malades incurables peuvent refuser leur traitement.

Luxembourg : euthanasie active tolérée. Au Luxembourg, le médecin n’est pas sanctionné pénalement s’il assiste une personne en fin de vie à mourir sous réserve que la situation réponde à certaines conditions très précises. Une Commission Nationale de Contrôle et d’Évaluation a été créée. Toutes les directives anticipées des patients sollicitant cette aide ainsi que toutes les procédures médicales d’euthanasie ou d’assistance au suicide doivent lui être déclarées.

Norvège : L'euthanasie passive est autorisée à la demande du patient en fin de vie ou d'un proche si celui-ci est inconscient.

Pays-Bas : euthanasie et suicide assisté dépénalisés. Depuis 2002, les Pays-Bas ont dépénalisé l'euthanasie et le suicide assisté entérinant une situation de fait consistant à ne pas poursuivre en justice les médecins qui avaient pratiqué l'euthanasie dans des cas bien particuliers.

Portugal : l'euthanasie active ou passive est condamnée mais le conseil d'éthique admet l'arrêt des traitements dans certains cas désespérés.

République Tchèque : à l'instar de la Hongrie, le pays autorise les malades incurables à refuser leur traitement.

Suède : suicide assisté. Le pays a légalisé en 2010 l'euthanasie passive.

Suisse : assistance au suicide autorisée. En Suisse, l'assistance au suicide n'est pas punissable, pour autant qu'elle ne réponde pas à un mobile égoïste. Cette réglementation libérale permet à la fois de protéger la vie humaine et de respecter la volonté des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours.

La Suisse se distingue, sur ce plan, des pays qui l'entourent, ce qui a entraîné l'apparition du phénomène dit du "tourisme de la mort"2, avec ses conséquences indésirables. Il reste à savoir si ces deux formes d'euthanasie doivent être réglées expressément au niveau la loi.

En revanche, l’euthanasie active directe (homicide intentionnel visant à abréger les souffrances d’une personne) reste punissable dans tous les cas.


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