Ecrit le 28/05/2013

cercueil

Quelle image vous vient immédiatement à l’esprit quand on évoque le mot cercueil ?

Une matière, sans doute : le bois ! Ne dit-on pour qualifier une issue compromise dans certaines situations : « Ca sent le sapin ! »

Oui, une odeur de sapin caractéristique aux cercueils. Quatre planches pour plusieurs formes, plusieurs modèles,  pour l’embarras du choix et pour certain l’embarras tout court au final quand on regarde les prix pratiqués sur le marché. Un cercueil c’est effectivement un investissement assez conséquent et pas forcément à la portée de toutes les bourses.

Pour un cercueil classique, un «premier prix » il faut compter en moyenne entre 500 et 1000 euros. Ces prix peuvent monter jusqu’à 8.000 euros car quelquefois, rien n’est trop beau pour accompagner le défunt dans sa dernière demeure.

Les essences seront différentes s’il s’agit d’une inhumation ou d’une crémation. Le pin est le plus souvent utilisé pour une crémation et c’est l’orne ou le chêne qui seront désignés pour une inhumation du fait de leur forte résistance à l’humidité.

Plusieurs modèles sont donc proposés, le plus commun étant le parisien, mais aussi le modèle dit «Lyonnais » (également appelé «Lorrain» ), le «Tombeau » (avec couvercle en relief) le modèle «Coffre» ( assez onéreux et en bois d’acajou, avec ornements). Il est également possible d’acquérir des cercueils ¾ appelés modèles «Américains», comme aux Etats-Unis où le défunt est visible ( lors de la cérémonie de présentation, le cercueil possède une ouverture sur les ¾).

Parmi toute cette offre présente sur le marché du cercueil, il se profile aujourd’hui de nouvelles façons d’appréhender l’inhumation.

Le développement durable et l’écologie deviennent les principales préoccupations des entreprises qui finissent aussi par surfer sur  les tendances en se demandant si la mort n’a pas également  un rôle à jouer dans la préservation de notre environnement.

Actuellement en France, les seuls cercueils homologués pour les crémations ou les inhumations sont les cercueils en bois, en carton ou en panneaux de particules.

 

Le cercueil en carton est le tout dernier arrivé sur le marché français et se retrouve au cœur d’une polémique assez complexe quand à son réel bénéfice face à l’environnement. Le cercueil en carton ( également appelé cercueil en cellulose ) est  commercialisé par deux sociétés françaises qui ont reçu l’agrément ministériel concernant sa fabrication et les tests et arguments mentionnés sur les sites des fabriquants semblent valider les attentes du public concerné, tant au niveau environnemental que financier.

Pourtant, d’autres professionnels du funéraire ont décidé de ne pas se laisser bercer par le chant des sirènes  écolos et refusent les arguments avancés sur les bénéfices de ce «cercueil vert» pour se pencher sur des considérations plus techniques. Spécifiquement au sujet de la crémation, car si elle n’était encore que très peu plébiscité il y a une quinzaine d’année, la crémation devient désormais une évidence en matière d’obsèques ! Une évidence relativement financière ! Acheter et entretenir une concession revêt un coût non négligeable, une crémation  est concrètement plus abordable.

En termes de coût, de bénéfice pour l’environnement et de durée de crémation, le cercueil en carton  semble avoir déjà fait ses preuves. ( le coût d’un cercueil en carton est à partir de 299 euros pour le modèle intégral et environ 499 euros pour le modèle personnalisable, le temps d’incinération est réduit de moitié par rapport à un cercueil en bois – source : http://www.cercueils-en-carton.com mais aussi http://euroiris.unblog.fr.

Mais la polémique réside autour  de la nécessité d’utiliser du gaz en quantité bien supérieure lors de la crémation (une énergie fossile et donc non renouvelable), à l’inverse d’un cercueil en bois qui lui se chargera de sa propre combustion.

Enfin, les filtres des crématoriums ne semblent pas adaptés à la combustion des cercueils en carton et il se produirait alors une altération par encrassement. Tous les crématoriums n’autorisant pas ces cercueils.

Nos amis Anglo-Saxons eux ne se posent même plus la question puisque outre l’offre bois ou carton, ils peuvent également se tourner vers la laine, ou encore le métal. Il existe également des fabriquants de cercueils en osier, bien évidemment non homologués sur le marché Français mais rien ne nous indique que nous ne serons pas bientôt forcés, d’ici une quinzaine d’année, de nous aligner sur le modèle de nos amis anglais ou américains.

A suivre donc dans les dix prochaines années.

En attendant, faites votre choix !


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Derniers commentaires

salut, je travaille sur un nouveau composite ayant une empreinte écologique plus faible que le bois, et qui permettra de réaliser des cercueils de formes plus variés ; enfin, concernant la crémation avec moins de dispersion que le carton il devrait être plus facilement accepté.
vous êtes intéressé, contactez moi...
Cercueil écologique en cellulose

Lors de mes différents tests de crémation nous avons pu relever que la consommation de gaz était tout simplement plus violente et plus intensive le fait qu’un corps de 70 kg est incinérer en 45 minutes avec le cercueil en carton au lieu de 90 minutes avec un cercueil en bois de 50 kg au lieu de 7 kg avec un cercueil en cellulose. Veuillez me demander ces documents ou vous avez la possibilité de les lire sur mon blog. Que le cercueil en bois n’est pas fiable lors d’un choc d’une hauteur de 2 mètres car au même titre qu’un simple meuble il se casse, ce n’est pas le cas avec le cercueil cellulose. En plus lors de la poussée le bras devant le four le cercueil en cellulose a résisté à 157 kg au lieu des 97 kg du cercueil en bois. Le cercueil en sapin dégage de la radioactivité hors la limite autorisée ce qui met en danger le personnel du crématorium. Après une crémation le broyage des os n’est pas toujours opérationnel car trop lent et fastidieux ce qui laisse à supposer que le contenu dans l’urne et de 70% de cendres du cercueil en bois contre le 10% du cercueil en carton.

Il n’y a pas d’écrasement en crématorium sauf lors d’une inhumation il y a un écrasement après 90 jours ce qui est retenu par les communautés musulmanes et juives (cela fait office de linceul finalement)

Je suis le concepteur du cercueil en cellulose en Suisse et en plus je suis le fils du fossoyeur de l’époque et que ma mère était assistante de pompes funèbres. En définitive je peux vous dire que je suis un féru du milieu funéraire surtout dans le domaine de la crémation sous ces différentes formes et techniques actuels. Je préfère la technique Suisse BBC avec des fours électriques plus performants et plus rapides. Pensez au jour où la France ou d’autres pays auront à faire face à 87% de crémation comme en Suisse. Je suis contre le gaz et toutes autres matières fossiles

Distributeur en France - Direct usine : ECO-CERC / Bioveillance
http://euroiris.unblog.fr/cercueil-ecologique-ec-%e2%80%93-cercueil-de-location-pour-ceremonie/