Que sont les directives anticipées ? 

Directives anticipées, tout sur les directives anticipées

Directives anticipées *** Seulement 2,5% des Français rédigent des directives anticipées alors que la loi Leonetti (avril 2005) permet à chacun de le faire et ainsi de préciser les conditions souhaitées pour sa fin de vie (refus d'acharnement thérapeutique, etc.).

Chaque personne (majeure) peut donner par avance des instructions sur la conduite à tenir en ce qui concerne l’arrêt ou la limitation des traitements en cours au cas où un jour elle serait dans l’incapacité d’exprimer ses dernières volontés.

Directives anticipées : formalités juridiques

Les directives anticipées sont valables pour une durée de trois ans avant l’état d’inconscience de la personne. Elles sont modifiables et révocables à tout moment.

Teneur des directives anticipées 

Il suffit d’écrire ses souhaits en indiquant ses noms, prénoms, lieu de naissance, de dater et de signer.

Cependant, le médecin n’est pas tenu de se conformer aux directives anticipées si d’autres éléments venaient modifier son appréciation.

Si la personne n’est plus dans la possibilité d’écrire, tout en restant capable d’exprimer sa volonté, cette dernière peut faire appel à deux témoins, dont la personne de confiance, pour attester que l’écrit correspond à la véritable expression d’une volonté libre et éclairée.
Ces témoins indiqueront leur nom et joindront leurs attestations à la directive anticipée.

Conservation des directives anticipées

Directives anticipées, tout savoir sur les directives anticipées

Les modalités de conservation doivent satisfaire un impératif évident : la facilité d’accessibilité de ce document. Pour cette raison un éventail très important de possibilités est ouvert : conservation dans le dossier du médecin de ville, dans le dossier médical du patient en cas d’hospitalisation, mais aussi par l’auteur lui même, la personne de confiance, un membre de la famille…

Rapport Sicard et directives anticipées

Peu le savent, ou jugent que cela a un intérêt. Le rapport Sicard préconise une campagne de communication sur le sujet des directives anticipées et la mise en place d'un document spécifique.

Il propose surtout la mise en place d'un deuxième document, en plus des dites «directives anticipées», qui serait rédigé à l'hôpital par le patient et cosigné par son médecin à la suite d'un accident vasculaire cérébral, de l'annonce d'un cancer ou avant une lourde opération chirurgicale, afin d'anticiper les souhaits du patient en cas de complications.


A télécharger
Mes directives anticipées