Avant de se lancer dans une recherche, souvent longue et difficile, mieux vaut savoir ce que l’on veut : résidence services, foyer-logement, maison de retraite privée ou publique ou famille d’accueil?

Une structure médicalisée ou spécialisée Alzheimer ? Un hébergement temporaire ou une unité de soins longue durée ? Quel budget prévoir et quelles sont les aides possibles ?

Selon le rapport du sénateur Alain Vasselle (UMP), près de 80% des personnes accueillies en maison de retraite doivent faire appel aux ressources de leurs proches pour financer leur prise en charge.

 

Comment faire ?

Il est impératif de visiter un ou plusieurs établissements pour évaluer la qualité des prestations offertes en fonction des paramètres et des critères de choix personnels.

Quel que soit le degré d’acceptation de la personne, quitter son domicile est loin d’être anodin. Le changement de vie génère, entre autres, une nouvelle organisation liée à un fonctionnement communautaire. Il impose des rythmes que la personne va devoir subir, même s’il respecte la vie de chacun : horaires des repas, des toilettes, du ménage, du lever, du coucher, des activités.

Il est très difficile de prévoir la façon dont le parent va s’intégrer, ni le moment, ni son intensité. Au début, tout peut très bien se passer puis la situation peut se dégrader provisoirement au bout de 2 ou 3 mois sur le plan physique, mental ou comportemental, ou que la personne « décompense »...

A l'inverse, les débuts peuvent être parfois difficiles, la personne prépare sa valise tous les jours, met le désordre dans ses affaires, refuse de manger, etc. En général il faut deux ou trois mois pour que la situation s’apaise.

La personne peut aussi être négative, agressive envers sa famille ou refuser de lui parler. Il ne faut ni s’en étonner ni culpabiliser. Il faut savoir qu’elle a souvent une attitude très différente envers sa famille qu’elle « tyrannise » ou à qui elle se plaint en permanence et le personnel à qui elle réserve tous ses sourires... C’est auprès de lui qu’il est bon de savoir quelle est la part de réalité

Il y a 20 ans, les maisons de retraite accueillaient des sexagénaires. Aujourd’hui l’âge moyen d’entrée est de 85 ans et 89 ans à Paris. Cette situation concerne environ 1,5 million de retraités qui devraient être deux fois plus nombreux en 2020 pour atteindre 2,1 millions et peut-être 4,8 millions en 2050.

Selon une source du ministère de la Santé, les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson et maladies apparentées) touchent environ 14 % des personnes de plus de 70 ans.

860 000 sont actuellement atteintes d’une maladie altérant le fonctionnement du cerveau et 225 000 nouveaux cas sont découverts chaque année. Plus d’un Français sur quatre a au moins un parent touché par une maladie du cerveau.

Ces maladies sont à l’origine de 70 % des placements en institution et de 72 % des demandes d’allocation personnalisée à l’autonomie (APA).

Il existe aujourd’hui en France 87 000 places de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), 610 000 places en maison de retraite dont 390 000 en maisons de retraite médicalisées. Le taux d’équipement est insuffisant, notamment en région parisienne.