Découvrez ce qu'est une crémation ou incinération avec alloleciel.fr, le site francophone N°1 sur les questions liées au décès. Vous désirez être informé sur la crémation, nous mettons à votre disposition des devis de pompes funèbres gratuits et sans engagement. 

Historique de la crémation ou incinération

La crémation ou incinération (terme plus utilisé pour le traitement de déchets ) est une tradition qui était ancrée dans certaines civilisations, notamment dans l’Antiquité grecque et romaine, et les civilisations orientales y sont encore très attachées.

Elle fut pratiquée en France jusqu’au IVe siècle, puis interdite au IXe siècle par un capitulaire de Charlemagne. Cette pratique sera de nouveau reconnue et légalisée en 1883. Le crématorium du Père Lachaise, le premier de France et longtemps le seul, voit le jour en 1887. La même année la loi autorise le libre choix de la sépulture.

 

Aujourd’hui, 30% des funérailles donnent lieu à une crémation ou une incinération, chiffre qui a doublé en 10 ans.

 

Il existe environ 200 crématoriums en France, gérés par des communes ou des privés agréés.

Les évolutions

La crémation ou incinération est une réelle tendance sociologique qui se développe de plus en plus. L’action prosélyte des associations crématistes et la levée en 1963 de l’interdit de l’Eglise catholique ont contribué à ce changement.

En même temps, le refus moderne de la dégradation du corps s’est imposé de plus en plus. Le choix de la crémation reflète les dernières volontés du défunt. Il peut avoir exprimé son souhait oralement à des proches ou l’avoir notifié par écrit. En revanche, certaines religions, comme la religion musulmane et la religion juive, continuent de l'interdire.

A Paris, au crématorium du Père Lachaise dès la fin des années 1980, de nouvelles formes de cérémonies composées d’un temps de recueillement et de prises de paroles par les proches du défunt ont commencé à être organisées.

Mais c’est dix ans plus tard, à la fin des années 1990, que ces cérémonies laïques ont été finalement codifiées au fur et à mesure de leur généralisation en cas de funérailles non religieuses.

Ces cérémonies se composent généralement d’un temps de recueillement composé de plusieurs séquences (entrée, musique, recueillement, geste d’hommage, départ du cercueil) et sont le plus souvent ordonnées par un « maître de cérémonie » professionnel. Ce dernier accueille les familles, leur propose des textes, de la musique. Les objets personnels sont souvent présents. L'évocation du défunt, la parole à ceux qui le souhaitent et le dernier geste d'adieu rythment l'hommage. Des installations audiovisuelles permettent de visionner, films, DVD, diaporamas et d'écouter les chants, sons, de leur choix.

Enfin, dans certains crématoriums (ils ne sont pas encore assez nombreux) sachez qu'il est possible de retransmettre la cérémonie funéraire en live ou en VOD accessible via un site ou par une application Facebook ® sécurisée. Grâce à cette caméra, ce moment prend une dimension nouvelle et permet à tous les proches du défunt de pouvoir être présents, partager et se soutenir pendant l’épreuve en dépit de l’éloignement.

C'est une façon moderne d’apprivoiser la mort face au déclin des pratiques religieuses. Les Français confrontés à la mort d'un proche ont en effet de plus en plus recours aux cérémonies laïques et à leurs nouveaux rituels.

 

En pratique la crémation est autorisée en fonction :

-  selon les dernières volontés écrites du défunt, où bien selon la volonté de la personne qui a autorité de pouvoir aux funérailles du défunt (il faut justifier, en outre de son état civil et de sa domiciliation) ;
- par le médecin qui est chargé de constater le décès et qui garantit que la crémation ne pose pas de problème médico-légal ;
- par l'attestation, le cas échéant, du thanatopracteur ou du médecin.

Le coût d’une crémation en elle-même est d’environ 500 euros, mais il peut varier en fonction des villes. A cela il faut bien sûr ajouter les frais d’obsèques, cercueils, urnes, etc. et le prix est inclus dans le forfait des services.

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain. Elle est réalisée dans un crématorium. Elle ne se fait pas au moyen de flammes mais par l’intermédiaire d’un four chauffé à près de 900 °C. Le cercueil est introduit dans le four, le processus de crémation commence donc et durera environ 90 minutes.

Une fois le processus d’incinération terminé, les cendres sont sublimées et placées dans un « cendrier » qui sera lui-même placé dans l’urne funéraire. Il est important de savoir que les cendres récoltées sont uniquement les cendres du défunt et non celles qu’aurait pu engendrer la combustion du cercueil. C’est pourquoi il est nécessaire d’utiliser un cercueil adapté, souvent moins cher car moins résistant, qui sera approprié à la crémation.

Pour les familles, la crémation provoque toujours un doute en ce qui concerne l’authenticité des cendres qui leur sont rendues. Il faut savoir que les crématoriums prennent le soin de nettoyer le four entre chaque crémation et traite les cendres recueillies avec le plus grand respect.

 

Crémation et écologie

 

La crémation est souvent présentée comme écologique parce qu'elle permettrait d'économiser de la place, et limiterait les problèmes de pathogènes, de contamination de nappes ou d'occupation de l'espace…

Mais elle pose des problèmes bien plus importants :
 

- la crémation consomme des quantités non négligeables de carburant (gaz naturel, fuel, ou bois dans les pays où le bois est utilisé), ce qui contribue à une production de dioxyde de carbone et d'autres gaz ou particules dont les impacts n'ont pas été mesurés. Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre moins puissant, mais bien plus durable que le méthane issu de la décomposition naturelle des corps.

- certains cercueils peuvent être traités avec des produits toxiques (vernis, teintures, peintures biocides, plomb…). Qu' advient-il de ces toxiques lorsqu'ils brûlent ?

Enfin, elle peut poser des problèmes pour les proches car elle peut paraître brutale vu sa durée relativement rapide et ne laisse pas le temps de s’y préparer. Certaines personnes ayant du mal à accepter la soudaineté de la transformation.

 

Enfin, une enquête de l’UFC-Que Choisir d'octobre 2011 démontre que, contrairement à une idée reçue, l’incinération ne constitue pas toujours une solution plus économique que l’inhumation. En effet, lorsque la crémation a été proposée, dans 36% des cas, les devis étaient plus chers.

 

enlightened Bon à savoir

- Depuis 1963, l'église catholique ne s'oppose plus à la crémation et vous pouvez dès lors organiser un hommage religieux dans la paroisse dont dépendait le défunt. Cependant, elle reste attachée à un lieu de sépulture pour recevoir les cendres : caveau de famille, cavurne, case de columbarium.

- Vous pouvez préparer un temps d'hommage qui, selon le crématorium et la salle retenue, dure entre une demi-heure et une heure, en présence du cercueil. Ce temps d'hommage, qu'il soit laïc ou religieux, a donc lieu soit directement au crématorium, soit dans un lieu de culte, soit dans un lieu extérieur pouvant accueillir un rituel en présence du cercueil.

- Vous n'êtes pas tenus de rester pendant le temps de la crémation. De même vous n'êtes pas obligés d'assister à l'introduction du cercueil dans l'appareil de crémation. Il est très rare d'apercevoir des flammes. Habituellement, la famille n'assiste pas au début de la crémation. La dernière image est donc celle du départ du cercueil de la pièce.