Il y a encore quelques années on ne parlait que de maisons de retraite. Aujourd’hui on emploie aussi les termes :

EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes agées dépendantes) pour tous les établissements médicalisés type maisons de retraite, long séjours, cantous...

EHPA (établissements d’hébergement pour personnes âgées) pour les structures qui accueillent des personnes âgées non dépendantes : foyers-logements, villages-retraite, etc. Il n’y a pas d’équipes médicales permanentes et le personnel présent (animatrice, femmes de ménages, ou personnel aidant) n’est pas habilité à apporter des soins.

 

EHPAD a signé une convention tripartite de 5 ans avec le conseil général et l’État qui l’oblige à respecter un cahier des charges précis et à avoir une démarche qualité pour assurer aux personnes âgées un accueil dans les meilleures conditions de sécurité, d’hygiène et de confort. Les services sanitaires et sociaux du département ou de l’Etat effectuent des contrôles réguliers et garantissent le bon fonctionnement de ces établissements.

enlightenedÀ partir du 1er juin 2012, les demandes d’admission en EHPAD seront unifiées.  En effet, jusqu’à présent, il existait de nombreux types de dossiers de demandes, variant selon les établissements et les départements.

Etablie par un décret et un arrêté parus le 17 avril 2012 au Journal Officiel, cette mesure répond à un objectif de simplification des procédures d’admission en Ehpad pour les personnes âgées, leurs familles mais également pour les professionnels médicaux.

 

Critères de choix

L’une des priorités reste la proximité géographique qui permet aux proches de rendre visite le plus souvent possible à la personne concernée et à cette dernière de ne pas trop s’éloigner de son ancien cadre de vie.

Il convient ensuite d’évaluer très rapidement le degré de dépendance pour savoir si l’on recherche une structure médicalisée, voire très médicalisée. Là, l’intervention du médecin traitant est primordiale pour établir la fameuse grille AGGIR ( faites le calcul ) qui va aider à déterminer le besoin. On peut demander à sa caisse de retraite complémentaire si elle a des réservations dans certains établissements pour ses adhérents.

Il faut se renseigner auprès de la mairie du lieu de résidence afin de connaître les priorités réservées aux habitants de la commune pour entrer dans le foyer-logement ou la maison de retraite de la ville. Il faut également prévoir comment quitter le logement actuel si le placement est définitif : vendre ou louer, résilier son bail.

Le préavis de résiliation est d’un mois en cas de déménagement pour les personnes âgées de plus de 60 ans et dont l’état de santé justifie un changement de domicile.

Pour tout placement, quel qu’il soit, il est préférable d’établir un choix assez large et de savoir tout de suite s’il y a une liste d’attente et si oui, combien comporte-t-elle de personnes ?

Il existe sous la dénomination « maison de retraite » plusieurs types d’établissement qui peuvent dépendre du secteur public, associatif ou privé. Par ailleurs, les établissements peuvent être plus ou moins médicalisés selon qu’ils ont pour vocation d’accueillir des personnes âgées autonomes, en perte d’autonomie ou dépendantes.

 

Coût

Le facteur important est le coût. Si l’on choisit le foyer-logement ou la résidence-services, les loyers varient parfois du simple au double en fonction du bailleur, du lieu. Ils peuvent aller de 400 euros à 1 000 euros.

Le privé est souvent plus cher que le public, en revanche on peut avoir droit à l’Aide Personnalisée au Logement sous certaines conditions. Les tarifs des maisons de retraite sont constitués de trois éléments : le forfait soins, le tarif dépendance, et le tarif hébergement.

Le forfait soins prend en charge les soins médicaux et paramédicaux nécessaires pour traiter les troubles physiques ou psychiques des résidents. Il recouvre également les soins paramédicaux liés à la dépendance. Il est versé directement à la maison de retraite par l’Assurance maladie.

Le tarif dépendance correspond à toutes les dépenses effectuées par la maison de retraite pour aider les résidents à accomplir les actes essentiels de la vie et qui ne sont pas liées aux soins médicaux et paramédicaux : par exemple, achat de mobilier adapté aux personnes en perte d’autonomie, mise en place de rampes d’accès, etc.

Il est déterminé par la grille AGGIR, plus la personne est autonome moins elle paye.

Exemple d’une EHPAD dans le Var : GIR 1 et 2 : 15,91 euros par jour, GIR 3 et 4 : 10,11 E, GIR 5 et 6 : 4,25 euros. Le tarif hébergement comprend les dépenses d’entretien (nettoyage, blanchissage, etc.) et d’administration (accueil, personnel administratif, etc.), la restauration, et les activités d’animation qui ne sont pas liées à la dépendance.

Il est fixé par le conseil général si l’établissement est habilité à l’aide sociale. Sinon, c’est le directeur de la maison de retraite qui l’établit. A cela s’ajoutent des majorations éventuelles (prise en charge ou non du linge personnel, des couches, la location de la télévision, etc.), consultation de médecin privé, etc.

Dans les dépenses, il faut ajouter l’impôt sur le revenu, la mutuelle, l’assurance habitation ou responsabilité civile, l’assurance obsèques s’il y en a une, le téléphone éventuellement et les suppléments souvent fréquents dans les maisons de retraite privées.

Dans le cas où l’un des conjoints demeurerait à la maison, il faudra calculer le budget qui lui sera nécessaire pour continuer à vivre dans des conditions décentes. Ensuite il faut prendre en compte les revenus mensuels, l’épargne, les revenus issus de la vente ou de la location de biens immobiliers et éventuellement de l’aide familiale. Il faudra aussi vérifier les aides financières (aide sociale, APA, déductions fiscales) qui viendront compléter le budget.

En chambre individuelle dans une maison de retraite, il faut compter entre 1 600 euros et 2 500 euros par mois tout compris en zone rurale, et de 2 500 euros à 4 500 euros dans les grandes villes. Paris intra-muros est plus cher en moyenne que la banlieue.

La majorité des établissements consent à une réduction de 10 % pour les couples. D’autre part une majoration de 5 % à 15 % est à prévoir en cas de séjour temporaire inférieur à trois mois.