Les foyers-logement, résidences services, cantou, marpa, hébergments temporaires... sont à explorer pour trouver la structure d'accueil adaptée à la situation de la personne âgée, son niveau de dépendance, ses attentes en matière psychologiques et matérielles. Les maisons de retraite et ephad sont les structures les plus connues mais pas les seules.

 

Foyers-logements

 

Le foyer-logement est un mode d’hébergement collectif accueillant des personnes âgées autonomes et en principe sans détérioration intellectuelle. Certaines communes ou sociétés privées ont construit des foyers-logements ou résidences pour personnes âgées (RPA), parfois contiguës à une maison de retraite.

C’est une sorte de transition, souvent bien perçue par les résidents, entre leur domicile et la maison de retraite.

La structure est dépourvue de personnel soignant salarié mais elle apporte des services favorisant le soutien à domicile, la restauration, la présence la nuit, la salle d’activités communes...

La personne âgée, seule ou en couple, dispose encore d’une une certaine indépendance, les logements sont mis aux normes d’accessibilité pour les handicapés. Elle continue à vivre de manière habituelle dans un appartement indépendant avec cuisine et salle de bains où elle peut apporter ses propres meubles si elle le désire. Elle peut aussi bénéficier des services de la commune (aide ménagère, soins à domicile, etc.).

La tendance actuelle est plutôt de privilégier la construction de structures de petite taille, de moins de 80 logements qui sont en général des studios ou des deux pièces.

Le loyer est à peu près équivalent à celui d’un logement normal et peut varier en fonction des ressources si la structure est publique. Le résident a droit aux aides habitelles (APL, APA, etc.)

 

Résidences services

 

Depuis de nombreuses années, il existe un investissement immobilier qui rapporte : c’est l’acquisition d’un bien dans une résidence service pour senior. Ce type d’habitat réservé aux personnes autonomes et pensé pour les nouveaux retraités, repose sur les valeurs de sécurité, de confort et de convivialité.

Il facilite la vie des habitants au moyen de la télé-assistance, de la domotique, des espaces pour fauteuil roulant, des écrits en braille, etc. Il peut être conçu sous forme de maisons en lotissement ou en appartement vide ou meublé de 1, 2, 3 ou 4 pièces proposés à l’achat ou à la location.

Suivant les résidences il peut y avoir hôtesse, cuisinier, maître d’hôtel, serveur, femme de ménage, dépanneur, veilleur de nuit, etc. Par ailleurs, elles offrent des salles communes de jeux, de sport, de télévision, de restaurant, un bar, une bibliothèque, etc.

Spécialisées dans l’hôtellerie médicalisée, ces résidences intègrent un service de surveillance comprenant une antenne paramédicale et une infirmière en permanence. En revanche, les loyers et le mètre carré sont au prix du marché mais le résident peur avoir droit aux aides habituelles.

 

Hébergement temporaire

 

En l’absence des enfants, en raison de travaux dans l’habitation, il est parfois nécessaire d’avoir recours à des hébergements temporaires, particulièrement prisés durant les vacances.

Un séjour temporaire correspond à un séjour d’été, un séjour de convalescence ou bien à un séjour d’essai renouvelable. Il peut se transformer en un séjour de longue durée. Certains établissements offrent même la possibilité d’un accueil de jour, c’est un bon moyen d’intégrer une maison de retraite en douceur. Le prix journalier est entièrement à la charge du résident.

Une aide financière de l’aide sociale, de l’APA ou de certaines caisses de retraite peut être demandée.

 

Famille d’accueil

 

Certaines familles désirent accueillir chez elles une personne âgée dont l’état est compatible avec son mode de vie. Celle-ci bénéficie d’une chambre avec le confort adapté et utilise les autres locaux comme dans une vie familiale classique. La famille d’accueil doit être agréée par le conseil général.

Elle peut accueillir au maximum trois personnes âgées, moyennant une rémunération évaluée par le département. La personne âgée accède pour les soins médicaux et paramédicaux aux services extérieurs. Elle peut également bénéficier de l’APA.

 

Cantou

 

De nouvelles unités ont été mises en place dans certains établissements, ce sont les Cantou.

En occitan cantou signifie « petit coin » ou « coin du feu ». Ces Centres d’Activités Naturelles Tirées d’Occupations Utiles (CANTOU) permettent aux personnes ayant une autonomie particulièrement réduite, souffrant par exemple des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, de partager leur journée avec des professionnels pour assurer ensemble les tâches quotidiennes.

Ces programmes ont vocation à encadrer les personnes hébergées en les stimulant afin de ralentir la perte d’autonomie.

Mais les Cantou peuvent aussi désigner des petites unités autonomes comprenant 12 chambres individuelles avec, pour chacune d’elles, une salle de bains avec lavabo, un wc, une douche, réparties autour d’une salle commune qui permet, dans le même lieu, de préparer les repas, de les partager, de se reposer et de passer la journée.

Les résidents d’un même Cantou vivent avec les maîtresses de maison (il y en a quatre par Cantou) et un personnel polyvalent qui les accompagne et se tient à leur disposition tout en évitant de se substituer à eux pour les actes qu’ils peuvent encore effectuer seuls.

Pour éviter la perte d’autonomie, les personnes âgées sont invitées, en fonction de leurs possibilités et de leurs souhaits, à participer à tous les actes de la vie quotidienne (épluchage des légumes, mise de la table, vaisselle, pliage du linge). Une réunion mensuelle est organisée à laquelle participent toutes les familles du Cantou, les maîtresses de maison et la direction.

La décoration et l’aménagement des chambres est à la discrétion des familles. Le libre choix du médecin est possible. Le résident doit fournir son trousseau personnel. Le prix de journée est aux alentours de 55 euros. Il comprend la prise en charge de toutes les prestations, et ne comporte pas de supplément.

 

Marpa

 

Marpa signifie « Maison d’accueil rurale pour personnes âgées ». A l’origine de ce mode d’hébergement, la MSA (régime de protection sociale agricole) qui a imaginé au milieu des années 1980 ces petites unités de vie.

A l’époque il était beaucoup question de « vivre au pays » ou de préserver du tissu rural. De fait, à la campagne, les personnes âgées étaient contraintes de s’ « exiler » vers la ville la plus proche pour trouver une maison de retraite, les familles ne pouvant plus, comme dans le temps, assumer la tâche de garder le parent à la maison.Or, elles souhaitaient continuer à vivre dans leur environnement familier.

Toutes les Marpa proposent à leur vingtaine de résidents un logement privatif ainsi que des espaces de vie collective. L’objectif est que chacun dispose d’un vrai chez-soi tout en conservant – voire en enrichissant – ses activités et relations sociales antérieures. Les repas peuvent être pris chez soi ou préparés en commun.

Sous la direction du responsable de la Marpa une équipe professionnelle coordonne les services. Les résidents versent chaque mois une redevance d’environ 1 350 euros. Les services comme la blanchisserie par exemple sont comptés en plus. Les résidents peuvent avoir doit à l’APA, à l’APL ou à l’aide sociale.

Aujourd’hui le réseau compte près de 130 maisons et il s’en crée environ 5 par an. Renseignements : marpa.fr ou auprès de la Mutualité Sociale Agricole de votre département.

 

Villages-retraite

 

Les villages-retraite, situés en milieu rural, sont composés de pavillons individuels destinés à loger des personnes âgées, en majorité des retraités qui peuvent être locataires ou propriétaires.

Certains villages comportent des salles de restauration, un lieu de culte, des salles de gymnastique douce, un espace boutique, des salles de jeu de société et parfois même un salon de coiffure. Diverses animations sont proposées, favorisant la convivialité entre les résidents, comme les ateliers ou les après-midi dansants, etc.

Implantée en milieu rural, cette formule permet aux seniors de vivre une vie sereine, indépendante mais sécurisée, loin du brouhaha de la vie citadine et des grandes agglomérations tout en ayant une vie communautaire active.

Accueillant des personnes de plus de 60 ans, des appartements ou des pavillons de plain-pied avec parfois des petits jardins ont des superficies qui varient entre 25 m2 pour un studio et 60 m2 pour un T2 ou T3.

Ils sont spécialement conçus pour être adaptés aux modes de vie des personnes âgées, valides, invalides ou semi-valides. Dans certains villages-retraite, l’administrateur emploie une équipe qualifiée et pluridisciplinaire comprenant des infirmiers, des auxiliaires de vie, des aides-soignantes, des diététiciens, des ergothérapeutes, des psychologues, etc. Ces villages peuvent être gérés par des assocations loi 1091 à but non lucratif.

 

Unités de soins longue durée

 

Autrefois appelées « hospices » puis « centres de long séjour », les USLD (Unités de Soins de Longue Durée) relèvent aujourd’hui du secteur hospitalier. Elles sont réservées aux personnes âgées n’ayant plus leur autonomie de vie et dont l’état de santé nécessite une surveillance médicale permanente.

On recense actuellement près d’un millier de USLD dans toute la France. La Sécurité sociale prend en charge les dépenses de soins mais ne rembourse pas l’hébergement ni les repas.

Toutefois, ces frais peuvent, dans certaines conditions, être pris en charge partiellement ou totalement par l’aide sociale, sous réserve de l’habilitation de l’établissement à l’aide sociale.