En principe on a le choix entre le public et le privé. Dans la réalité c’est différent. Les maisons de retraite publiques, souvent moins chères, sont très demandées et la liste d’attente est longue. Il faut prévoir plusieurs mois avant d’obtenir une place, sauf un grand coup de piston qui aide bien souvent...

Les différences entre maisons de retraite publiques et maisons de retraite privées se situant essentiellement dans leur mode de gestion, cela a des répercutions sur la vie quotidienne et le coût du séjour du pensionnaire. Il est donc essentiel de lister les atouts et les inconvénients de chaque système avant de faire son choix.

Il arrive aussi que le placement doive se faire dans l’urgence : détérioration de l’état de santé, sortie de l’hôpital sans retour possible au domicile, décès du conjoint, départ des enfants, etc. Et là c’est un peu le drame. Il faut gérer très vite et prendre son bâton de pélerin, surtout en Ile-de-France.

A ce moment-là, on ne regarde plus trop si la maison dépend du secteur public ou privé. Heureusement, de nombreux organismes se sont créés surtout grâce à Internet et ils aident les familles à trouver un établissement en fonction de leur critères prioritaires.

Ensuite, dès que la maison est choisie, il faut la visiter et poser toutes les questions sur les soins, les animations, les repas, les espaces climatisés, la sécurité, le personnel, les sorties, les horaires, les prestations comprises dans le forfait journalier (linge fourni, service de lingerie, protections), la possibilité de faire appel à un médecin ou à un(e) infirmier(ière) de votre choix, etc.

Certaines maisons ont des chambres, d’autres de studios (individuels ou non) déjà meublés ou non. L’apport de quelques meubles permet à la personne âgée de se sentir un peu plus chez elle et de personnaliser son nouveau lieu de vie.

L’espace toilettes est aussi important, il peut être collectif ou individuel avec des salles d’eau ou des baignoires équipées. Les salles d’animations, les espaces de déambulation avec équipements (barres, repères visuels, etc.), l’environnement général, les accès, tout compte.

A chacun d’évaluer l’accueil, la disponibilité du personnel, les espaces communs, les pièces climatisées, de vérifier la possibilité de rester dans l’établissement si le degré de dépendance augmente. Dans le cas contraire, il faut faire mentionner dans le contrat qu’un délai sera accordé pour trouver un nouvel établissement et en faire préciser la durée. Bien prendre en compte les conditions et modalités de résiliation du contrat.

Enfin, il faut vérifier que le règlement intérieur a bien été remis avec le double du contrat signé et il est préférable de préparer l’inventaire des objets personnels, de l’annexer en avenant au contrat et de marquer le nom de la personne sur tout le linge.

 

Maisons de retraite publiques

 

Les maisons de retraite du secteur public sont soit autonomes soit placées sous l’autorité d’un Centre d’Action Sociale, de l’Assistance Publique, d’un centre hospitalier ou d’un hôpital.

Le prix de la journée est fixé par le conseil général du département. L’établissement est alors habilité à l’aide sociale et peut accueillir des personnes âgées ayant de faibles ressources.

Aussi la liste d’attente est souvent longue et dans certaines régions elle peut dépasser un an. Parfois le manque de moyens du public pousserait les directeurs à faire des économies sur le renouvellement des équipements et du mobilier ce qui donne souvent à leurs établissements un aspect vieillot et du coup, ils sont peu réputés. Heureusement des établissements sont rénovés depuis un certain temps.

En revanche, il semblerait que les soins soient de meilleure qualité que dans le privé. Cela serait essentiellement dû au fait que souvent ces établissements sont gérés par des hôpitaux.

 

Maisons de retraite privées

 

Les maisons de retraite privées sont des structures commerciales ou associatives à but non lucratif. Elles sont gérées par des caisses de retraite, des mutuelles, des associations, des fondations ou des investisseurs privés. Leurs prestations et leurs tarifs sont très variables. Même si elles essaient de caler leurs prix sur le public, elles restent souvent un cran au-dessus.

Elles peuvent accueillir des personnes âgées aux revenus modestes si elles ont obtenu l’agrément des DDASS qui prennent en charge le complément du prix de la journée que le résident ne peut régler.

Les tarifs plus élevés en font des établissements plus sélectifs sur le plan financier, les candidats sont donc moins nombreux ce qui facilite la gestion des listes d’attente.

Il est rare de voir une liste d’attente dépasser les six mois dans une maison de retraite privée, sauf cas exceptionnel de résidence unique dans la région ou de surcroît de la population vieillissante.

Ces maisons passent également pour avoir un meilleur accueil, même les animaux sont parfois admis. Beaucoup sont modernes et ont des allures de clubs de vacances avec de multiples activités originales. Elles font appel à des intervenants externes lorsque cela est nécessaire pour des services pouvant aller de la coiffure à la livraison de repas spéciaux en passant par un entrainement sportif personnalisé !

Le personnel est très qualifié mais le nombre de personnes qui encadre est parfois plus faible. Les chambres sont rarement toutes occupées ce qui laisse souvent plus de souplesse aux établissements qui peuvent même utiliser leurs locaux pour des hébergements de jour ou des hébergements temporaires.

Une maison de retraite privée aura toujours plus de liberté d’action qu’une maison de retraite publique car elle ne sera pas soumise aux financements d’un organisme public plus lourd et souvent lent dans ses démarches.