Lettre de condoléances à envoyer à des parents qui ont perdu leur enfant pour leur faire part de votre compassion.

Cher Jacques, Chère Marie,

Les mots nous manquent pour vous exprimer toute la tristesse et la peine qui nous ont envahies après avoir appris la nouvelle.

Ce n’est pas dans l’ordre des choses de voir son enfant partir le premier mais j’espère que vous trouverez au fond de vous la force et le courage nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Nous partageons votre douleur en ce moment deuil et tenons à ce que vous sachiez que nous sommes de tout cœur avec vous.

Toutes nos pensées vous accompagnent.

Guillaume et Marie

Liste des lettres à envoyer

Vous trouverez ici chaque lettre importante à envoyer dans les 7 jours après un décès.
Oh ! vous aurez trop dit au pauvre petit ange
Qu’il est d’autres anges là-haut,
Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n’y change,
Qu’il est doux d’y rentrer bientôt ;
 
Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres,
Une tente aux riches couleurs,
Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres,
Et d’étoiles qui sont des fleurs ;
 
Que c’est un lieu joyeux plus qu’on ne saurait dire,
Où toujours, se laissant charmer,
On a les chérubins pour jouer et pour rire,
Et le bon Dieu pour nous aimer ;
 
Qu’il est doux d’être un coeur qui brûle comme un cierge,
Et de vivre, en toute saison,
Près de l’enfant Jésus et de la sainte Vierge
Dans une si belle maison !
 
Et puis vous n’aurez pas assez dit, pauvre mère,
A ce fils si frêle et si doux,
Que vous étiez à lui dans cette vie amère,
Mais aussi qu’il était à vous ;
 
Que, tant qu’on est petit, la mère sur nous veille,
Mais que plus tard on la défend ;
Et qu’elle aura besoin, quand elle sera vieille,
D’un homme qui soit son enfant ;
 
Vous n’aurez point assez dit à cette jeune âme
Que Dieu veut qu’on reste ici-bas,
La femme guidant l’homme et l’homme aidant la femme,
Pour les douleurs et les combats ;
 
Si bien qu’un jour, ô deuil ! irréparable perte !
Le doux être s’en est allé !… –
Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte,
Que votre oiseau s’est envolé !
 
Victor Hugo (1802-1885)

« Après la mort de Marc, j’ai compris de l’intérieur cette réaction des rescapés des camps de concentration : j’avais le sentiment de vivre une expérience tellement effroyable, qu’elle resterait indicible parce que personne ne pourrait jamais la comprendre.»

Ce que cette mère arrive à formuler, dix ans après le décès de son fils, traduit bien ce que ressentent beaucoup de parents endeuillés. La mort d’un enfant est en effet l’expérience la plus terrible que peuvent vivre des parents. (…) Une épreuve qui atteint la chair de leur chair, contre l’ordre chronologique du temps et des générations (« c’était à moi de partir », disent les grands-parents), et sur laquelle on a du mal à mettre des mots.Et ils ont le sentiment qu’ils ne pourront jamais la partager avec d’autres, y compris, souvent, avec ceux qui leur sont proches (…). Et «les autres », de leur côté, n’osent pas leur en parler.

« La mort de l’enfant reste un tabou très fort, qui conduit à l’isolement des parents, explique Marie-Frédérique Bacqué, auteur de plusieurs ouvrages sur le deuil (1). D’un côté, ce sont les parents eux-mêmes qui s’isolent : pris dans un mouvement de culpabilité, ils s’autosanctionnent en se refusant au monde, en évitant d’entrer en contact avec l’entourage. Et les autres parents ont tendance à les fuir, car ils en ont peur : ils ont peur d’être touchés, émotionnellement, ou réellement, par une espèce de superstition selon laquelle la mort serait contaminante. » (…)

Nadine Beauthéac, ethnosociologue et administratrice de l’association “Vivre son deuil Parie-Ile-de-France” vient d’écrire un livre sur le deuil (2). « On vit dans une société qui ne sait pas manier les mots du chagrin, déplore-t-elle. Et il est impudique de le faire.

Passé le choc du début, les parents en deuil son amenés très vite, sous la pression sociale, à ne plus pouvoir en parler. On leur demande de faire le deuil le plus vite possible. Or, le deuil d’un enfant, c’est très long, beaucoup plus long que ce que la société imagine.» Cette accélération sociale du deuil est encore plus forte, souligne-t-elle, lorsque l’enfant décédé est un nouveau-né. « Quand au bout de quelques mois, de quelques années, les parents qui ont perdu un bébé expriment des signes de souffrance, l’entourage (qui souvent n’a pas connu l’enfant) va leur renvoyer « qu’il était si petit », qu’il faut « qu’ils l’oublient », et qu’ils « tournent la page ». (…)

Ce dont souffrent les parents, en plus de l’absence, c’est de ce silence, car ils ont très peur que leur enfant soit oublié. « L’entourage, insiste Nadine Beauthéac, ne mesure pas ce que vivent au quotidien ces parents, dans quel état d’épuisement physique et psychologique ils sont. Les parents en deuil soulèvent l’Himalaya tous les matins. Au bout d’un an ou deux, la plupart, commencent à peine à sortir du choc. (…) « Faire le deuil d’un enfant, c’est long, très long, répète-t-elle. On est agité par des sentiments très complexes : on s’attend à n’éprouver que du chagrin, mais derrière le paravent du chagrin il y a la colère, et derrière encore la culpabilité. Ces émotions, il faut que les parents en deuil aient le temps de les repérer (on étouffe par exemple sa colère contre le défunt pendant des années), de les vivre, de les traverser…

Il s’agit d’un travail lent et difficile. » Un travail qui peut se faire seul, mais aussi et de plus en plus avec l’aide des autres. « Ce qui peut permettre d’aller plus vite, souligne Nadine Beauthéac. Car il est terrible de se dire que des souffrances ont pu se taire si longtemps. Telle celle de cette mère, venue récemment se présenter à “Naître et Vivre” en disant : « J’ai perdu mon bébé il y a vingt ans : il avait 3 mois… » Signe qu’une lente évolution est en

Un psychothérapeute apprend même aux parents dont l’enfant vient d’être emporté par le cancer à identifier dans leur entourage les personnes «ressources» et les personnes «toxiques». «Les personnes toxiques, ce ne sont pas nécessairement des personnes qui ont de mauvaises intentions, mais elles n’aident pas les parents à vivre leur deuil [en amoindrissant la perte], explique M. Deslauriers. C’est important de dire aux personnes qui vivent un deuil qu’elles ont le droit et la possibilité de se passer pour un bout de temps les gens qui leur nuisent».

Les associations qui proposent d’accompagner ces parents en deuil se sont développées ces dernières années. (…) « Et de plus en plus de parents s’autorisent désormais à chercher de l’aide », souligne Annick Ernoult, fondatrice de l’association “Choisir l’espoir” (…) Ils peuvent enfin partager leurs expériences, leurs émotions avec d’autres parents qui traversent la même épreuve qu’eux, dire leur honte, leur culpabilité (« c’est de ma faute, je n’ai pas su protéger mon enfant »), leur difficulté à s’intéresser à leurs autres enfants (« je ne pense qu’à celui qui est mort »), leur colère, leur tristesse, et s’aider à apprivoiser peu à peu cette absence insupportable.

« On a le sentiment au début, explique Annick Ernoult, qu’on ne s’en remettra jamais. En parlant ensemble, on s’aperçoit qu’en fait on ne veut pas s’en remettre parce qu’on a peur d’oublier. Or, faire son deuil, rappelle-t-elle, ce n’est pas oublier, c’est s’apercevoir qu’on peut parler de son enfant autrement que dans les larmes, c’est se remémorer tout ce qu’on a vécu avec lui pour reconstruire l’héritage qu’il nous laisse. » « Il ne s’agit pas non plus de se consoler, précise Nadine Beauthéac. Quand on perd un enfant, on est inconsolable (on peut apporter son soutien à la personne, mais il faut lui garder son espace où elle est inconsolable). »

Les parents qui traversent cette épreuve ne seront jamais plus « comme avant » : ils changent leur échelle de valeurs, leur façon de voir les choses, ils ont besoin d’expérience fortes, authentiques, les sorties purement sociales deviennent insupportables. Certains sont amenés à quitter leurs amis. Beaucoup changent d’activité, de métier. « Les parents cherchent à donner un sens à leur vie, ajoute Annick Ernoult. Car si la mort d’un enfant n’a pas de sens, on peut donner un sens à sa vie après cet événement-là. » Chacun à sa manière. Un papa informaticien a voulu ainsi travailler dans un hôpital. D’autres vont militer dans des associations de lutte contre le cancer ou contre la violence routière… ou aider à leur tour d’autres parents en deuil…”

cours ?

Les «shidu», ces parents qui ont perdu leur enfant unique, se retrouvent sur Internet.

Dans un pays où Internet n’est pas toujours le bienvenu, une nouvelle culture en ligne émerge sur des sites et différents forums communautaires. Une culture en ligne à laquelle s’est intéressé BuzzFeed.

Elle n’est pas née d’une idée révolutionnaire, ni d’un soudain éclair de génie. Elle est née dans la douleur et dans le deuil de parents chinois ayant perdu leur enfant. Leur seul enfant. Car il en est ainsi en Chine pour la plupart des familles, la politique de l’enfant unique n’autorise pas les couples à avoir plus d’un enfant. Alors, parmi les parents trop âgés pour donner naissance à un autre bébé, il y a les «shidu» («ceux qui ont perdu leur unique enfant»). On les appelle parfois «les victimes de 1979», date à laquelle a débuté le contrôle des naissances en Chine.

Pour partager leur peine, ces familles endeuillées se retrouvent sur Internet. Les réseaux sociaux se sont révélés être particulièrement utiles pour cette frange de la population, cette «classe invisible», comme l’évoque BuzzFeed. Là, ils dialoguent, ils partagent des souvenirs, des sentiments et discutent du traitement que le gouvernement réserve aux «shidu».

Sur l’équivalent de Skype en Chine, QQ Messenger, ils partagent leurs conseils pour remonter la pente. Yahoo China a créé une section de son site à la destination des famille «shidu» où ils peuvent lire des témoignages, des histoires similaires à la leur… D’autres optent pour des sites communautaires: Home for the Shidu ou Bereft in China où les parents discutent des droits des familles «shidu» et  organisent des rassemblements dans tout le pays. L’une des dernières initiatives s’appelle Sanxiang Parents’ Plan. Le site d’aide aux familles a été fondé par de jeunes volontaires sensibilisés par les difficultés d’adoption rencontrées par les familles «shidu».

Aujourd’hui, les autorités chinoises pourraient envisager une réforme de la politique de l’enfant unique. Il faut dire que l’opinion n’est plus vraiment favorable à cette logique. Dans une histoire que relate Le Monde, le pays s’était ému, au cours de l’été 2012, du sort de Feng Jianmei, une mère originaire de la province du Shaanxi (centre du pays). Enceinte d’un second enfant, elle a été amenée de force à l’hôpital pour subir un avortement au septième mois de grossesse, après avoir refusé de payer l’amende de 40.000 yuans (4.800 euros) imposée par les agents du planning familial. Une photo de la femme, épuisée sur son lit d’hôpital, avait soulevé l’indignation et forcé le régime à indemniser sa famille.

Selon une étude coordonnée par l’Inserm, la France a le taux de naissances d’enfants mort-nés le plus élevé d’Europe et se trouve dans une position très moyenne en ce qui concerne les autres indicateurs de la santé périnatale.

Le rapport du projet Euro-Peristat, publié lundi 27 mai, montre que le taux d’enfants nés sans vie atteignait 9,2 pour 1 000 naissances en France en 2010, soit le plus mauvais résultat enregistré en Europe.

L’Inserm attribue ce mauvais résultat au fait que près de la moitié des mort-nés en France seraient attribuables à des interruptions médicales de grossesse (IMG), soit une proportion “bien supérieure à celle qu’on observe dans les autres pays”. Ceux-ci peuvent en effet distinguer les IMG des autres mort-nés et pratiquent davantage d’IMG avant 22 semaines, non comptabilisées dans les naissances d’enfants sans vie.

 

LA PRÉMATURITÉ EN HAUSSE

La France se situe également au 17e rang européen pour la mortalité néonatale, à savoir un décès dans les 27 premiers jours après la naissance. La prématurité – une naissance avant 37 semaines d’âge gestationnel – reste importante en France (6,6 %), où le phénomène est en hausse, alors qu’il est en baisse dans une dizaine de pays européens.

Même préoccupation pour les grossesses gémellaires, qui présentent un risque élevé pour la santé des femmes et des enfants et dont le nombre est passé de 15,8 pour 1 000 femmes venant d’accoucher en 2003 à 17,4 pour 1 000 en 2010.

La mortalité maternelle s’élevait quant à elle à 8,4 pour 100 000 naissances au cours de la période 2006-2010 alors qu’elle fluctue entre 0 et 25 pour 100 000 naissances dans les autres pays étudiés. Pour les césariennes, la France se situe “dans les pays à taux plutôt bas”, avec un taux de 21 %, qui a eu tendance à se stabiliser ces dernières années, alors qu’il peut atteindre plus de 50 % dans certains pays européens.

Parmi les facteurs de risques, le rapport a étudié l’obésité, qui a augmenté en France : elle concernait 9,9 % des femmes qui ont accouché en 2010 contre 7,4 % en 2003, un taux “relativement faible”.

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